Pourquoi une refonte peut coûter des positions
Google a mis des mois, parfois des années, à associer vos pages à certaines recherches. Une refonte peut effacer ce travail de trois façons :
- Les adresses changent sans redirection.
/nos-services/elagage.htmldevient/services/elagage/, et l’ancienne adresse renvoie une erreur 404. Google perd la page qu’il connaissait, et les liens qui pointaient vers elle ne servent plus à rien. - Les contenus disparaissent ou rétrécissent. Une page détaillée qui se positionnait bien est remplacée par trois lignes et une belle photo.
- Des erreurs techniques s’invitent : site bloqué aux robots après la mise en ligne, titres de pages identiques partout, pages devenues bien plus lentes.
Rien de tout cela n’est une fatalité. Une refonte bien préparée garde l’acquis et l’améliore souvent.
Avant la refonte : faire l’inventaire
C’est l’étape qui fait la différence, et la plus souvent oubliée.
- Lister toutes les adresses existantes : le sitemap de l’ancien site, l’export des pages dans la Google Search Console, un outil d’exploration si le site est important.
- Repérer les pages qui comptent : dans la Search Console, rapport « Performances », triez les pages par clics et notez les requêtes qui amènent du trafic sur chacune.
- Noter les pages qui reçoivent des liens depuis d’autres sites : elles transmettent de la notoriété, il ne faut surtout pas les perdre.
- Mesurer l’existant : vitesse sur mobile, positions sur vos recherches principales. Vous aurez un point de comparaison après la mise en ligne.
Pendant la refonte : garder ce qui fonctionne
- Conserver les contenus performants. Vous pouvez les réécrire, les enrichir et les mettre en page autrement, mais ne supprimez pas une page qui ramène des clients sans la remplacer par mieux.
- Garder les adresses quand c’est possible. La meilleure redirection est celle dont on n’a pas besoin. Si la nouvelle structure l’exige, changez-les, mais en connaissance de cause.
- Préparer le plan de redirections : un tableau avec chaque ancienne adresse et la nouvelle page qui lui correspond le mieux. Pas de redirection en masse vers l’accueil : Google la traite comme une page supprimée.
- Soigner chaque page : un titre et une description uniques, un seul titre principal, des données structurées, des images optimisées.
À la mise en ligne : la check-list
- Les redirections 301 sont actives et testées une par une.
- Le site n’est plus bloqué aux robots (le fichier robots.txt et la balise « noindex » de la préproduction ont été retirés).
- Le nouveau sitemap est soumis dans la Google Search Console et dans Bing Webmaster Tools.
- Les pages principales sont soumises à l’indexation avec l’outil d’inspection d’URL.
- Les liens internes pointent directement vers les nouvelles adresses, pas vers des redirections.
- La fiche d’établissement Google et les annuaires renvoient vers les bonnes pages.
Après la mise en ligne : surveiller
Pendant les semaines qui suivent, consultez la Search Console chaque semaine :
- le rapport « Pages », pour repérer les erreurs 404 et les pages exclues de l’index ;
- le rapport « Performances », pour comparer clics et positions avec la période d’avant.
Quelques variations sont normales le temps que Google explore à nouveau le site. Une baisse qui dure au-delà de deux mois a toujours une cause, et elle se trouve presque toujours dans l’inventaire : une redirection oubliée ou un contenu affaibli.
Ce que j’ai fait sur ce site
Lors de la refonte de ce site en 2026, les anciennes adresses ont changé : /projects/ est devenue /realisations/, /about/ est devenue /a-propos/. Chacune est redirigée de façon permanente vers sa nouvelle page, et un test automatique vérifie à chaque mise à jour que ces redirections fonctionnent toujours. La nouvelle version obtient 100 sur 100 aux quatre catégories de l’outil Lighthouse de Google sur mobile.
Votre site est lent, daté ou invisible sur Google ? La page refonte et performance explique comment je procède, de l’audit à la mise en ligne.